Rassembler autant de poésie ici...

Les matelas dans l’escalier, c’est une installation?

Les gens ne nous regardent pas. Bizarrement, ils nous sourient.

Il a été difficile de s’asseoir dans la salle d’attente.

La main, quand on l’abandonne, on a froid.

J’ai eu la sensation de plusieurs âmes qui hantent les lieux

On est à la fois dans une bulle et dans le flux de l’hôpital.

Il refuse la main sur le banc. Il n’aime pas les injonctions. Il veut désobéir.

Peut-on voir autre chose que le cadre proposé?

Cela nous ramène au corps et en même temps on s’échappe.

Même assis, ça nous emmène.

Quand on prend le couloir, on oblique.

La sensation d’être aveugle quand la voix s’arrête.

Qu’est-ce qu’a généré cette balade sonore dans l’Institut Bergonié, au printemps 2018 ?
Comment chaque arpenteur a t-il vécu cette immersion d’une heure dans l’hôpital ?

Le retour de cette marche n’a laissé personne aride de parole.
Les échanges furent longs, nombreux, précieux.
Nous avons recueilli, à chaud, des réactions, des émotions.
Quelques unes sont réunies dans ce diaporama.
Six mois plus tard, à froid cette fois-ci, nous avons demandé à deux arpenteurs de nous restituer cette expérience.
D’écrire d’après cette marche, mais avec du recul.
Elise Girardot, curatrice indépendante, Sébastien Gazeau, auteur, Jean-Paul Rathier, directeur artistique de SCRIPT, ont accepté cette invitation.
Voici leurs textes.